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01/09/2015

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La Maison d'hôtes


Debbie Macomber x Charleston x 2013
378 pages x français x 19,90€



Une lecture sympa ! Bienvenue à Cedar Cove ;)
Résumé de l'édition

Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie, et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu. Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.


En tant que lectrice Charleston, j'ai du lire le troisième tome de cette saga. Evidemment, il m'était impossible de le commencer sans avoir lu au préalable le premier tome. Toutefois, il est important de préciser que chaque tome peuvent se lire indépendamment. Je suis globalement contente de cette saga et le style s'améliore au fil des tomes... Je vous laisse découvrir le premier tome.

Mon avis sur le roman

Quand la vie nous arrache une personne très chère à notre coeur, on aimerait ne pas y croire, oublier notre existence et se réveiller. Personne n’est préparé à perdre l’être aimé, connaitre ce sentiment d’abandon et de solitude.
La vie nous parait amère, dénuée de sens. Faut-il continuer à avancer ?

Pour Jo-Marie l’occasion d’avancer a été cette petite annonce. Une annonce qui a bousculé son quotidien et l’a obligé à reconsidérer son avenir professionnel mais aussi personnel. Une occasion qu’elle a su saisir à un carrefour de sa vie où elle n’a plus rien à perdre.
Jo-Marie a pris un nouveau départ à l’annonce de la mort de son mari, militaire envoyé en mission. Elle a décidé de changer sa route, elle s’est tracée un nouveau chemin. Une nouvelle vie qui la conduit à Coder Cove, une petite bourgade proche de Seattle. En reprenant la maison d’hôtes, la jeune femme puise sa force en aidant les autres. Sa maison d’hôtes est sa manière à elle de faire sa thérapie.
Jo-Marie est une femme blessée, meurtrie par les épreuves. Une héroïne qui reprend sa vie à zéro et qui s’offre l’occasion non pas de guérir son coeur mais au moins de le panser.

Dans un cadre idyllique, Debbie Macomber pousse ses personnages à emprunter la voie de la guérison et celle des pardons. Nos héros trainent avec eux un poids qui les empêche d’avancer et si la maison d’hôte était le billet pour prendre sa vie pleinement en main et ne plus fuir les autres ?
C’est dans ce havre de paix que Jo-Marie accueille ses deux premiers clients.
Abby apporte avec elle, une valise de culpabilité, des regrets qui l’empêche aujourd’hui d’être une femme accomplie. Une situation qui l’a renfermé sur elle même. Le mariage de son frère est peut être le moment idéal pour faire table rase du passé ? Et enfin se pardonner ?
Josh a réservé quelques jours pour remplir des papiers. Jamais il n’aurait pensé revenir chez son beau père, un homme qu’il n’a jamais apprécié mais qu’il tolérait pour le bonheur de sa mère. Un homme qui n’a eu de cesse de l’humilier et de lui fermer son coeur. Deux hommes confrontés à l’amour d’une femme. Une dernière chance pour comprendre et enfin mettre de coté les rancoeurs.
Deux voyageurs qui s’ouvrent peu à peu au lecteur, deux personnes attendrissantes par leurs sentiments complexes mais aussi avec cette blessure qui ne demande qu’à se refermer.
Le roman présente aussi des personnages récurrents que j’ai hâte de suivre dans de nouvelles aventures comme le ténébreux Mark qui apporte une touche d’humour à cet univers de bons sentiments. Un pince sans rire comme je les aime.

Debbie Macomber inaugure une petite saga sympathique où le chemin du pardon personnel sera long et non sans épreuve. La villa Rose fonctionne comme un lieu mystique, un endroit où le passé est soigné pour appréhender un futur plus heureux.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui invite le lecteur à suivre les confidences de personnes à la charnière de leur vie. Debbie Macomber dresse le portrait d’hommes et femmes sensibles dans une bourgade accueillante. Maison d’hôtes n’est pas le roman du siècle mais suivre le parcours, la reconstruction de Jo Marie, son histoire personnel m’a beaucoup plu.
Le lecteur est immédiatement accueillit dans cet univers charmant. A lire en été comme en hiver.



En septembre je m'organise. Demain, vous trouverez l'avis d'un roman que j'ai adoré ! Bonne lecture à tous en attendant.

27/07/2015

Zelda Zonk




Laurence Peyrin x Kero x 11 mai 2015
396 pages x français x 19,90€



Une dose de sourires et d'espoir dans ce roman
Résumé de l'édition

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?


Depuis quelques mois, les éditions Kero m'offrent la possibilité de lire leurs dernières nouveautés. Grâce à eux, j'ai découvert de très bons romans et ce dernier était celui qui me tentait le plus. J'avais été conquise par le résumé et j'avais hâte de le commencer. Même si je l'ai lu assez rapidement et qu'il m'ait beaucoup plu malheureusement je n'ai pas eu l'occasion de vous en donner mon avis détaillé. Le mal est corrigé et ma connexion internet rétablie.

Mon avis sur le roman

« Je ne suis plus celle que vous pensez ». Cette affirmation on aimerait la dire une fois dans sa vie pour se libérer ou surprendre son entourage. On aimerait l’entendre et être stupéfait par une telle révélation. Une phrase banale mais pourtant si mystérieuse, une révélation choc qui bousculerait le quotidien de quiconque. Un saut dans l’inconnu déclenché par ces simples mots.

Hanna mène une vie paisible dans la campagne irlandaise en compagnie de son mari Jeff, un journaliste américain qui a suivi sa belle pour se consacrer à son nouveau métier : écrivain. Partagée entre son travail de restauratrice d’objets anciens et la garde de Pattie, Hanna s’est habituée à ce quotidien routinier jusqu’au jour où sa vie a basculé.

Il aura fallu un seul instant, une fraction de seconde pour que sa vie vole en éclat. Un accident qui conduit Hanna à se faire hospitaliser. Un combat contre la mort où le corps vous pousse à vous battre pour les autres et pour vous même. Survivre à un accident qui a couté la vie à tant de personnes, c’est comme jouer à la roulette russe : une question de chance et de hasard ?
Autant de questions pour lesquelles Hanna n’aura de réponse, une seule chose est certaine : elle doit vivre. Mais l’irlandaise sait au fond d’elle même que quelque chose a changé et si ce drame était l’occasion inespérée pour un nouveau départ ?

En attendant Hanna doit prendre son mal en patience et son immobilité temporaire va lui permettre de faire la rencontre de sa voisine de chambrée, la mystérieuse Zelda Zonk. Une octogénaire qui ne mâche pas ses mots et qui laisse planer un doute... En effet, les passionnés de la belle Marilyn Monroe auront reconnu le pseudonyme que la star du septième art empruntait pour fuir les projecteurs. Et si cette dame attentionnée était tout simplement la célèbre Norma Jane Baker ?
Je préfère avertir les fanatiques de Marilyn mais l’investigation n’est qu’un prétexte pour notre héroïne de prendre son courage à deux mains et d’envisager un nouveau départ. Au fond si cette voisine est bien la star d’Hollywood, elle aurait eu le courage de tout quitter pour vivre une nouvelle vie et cet espoir nourrit les secrets d’Hanna, surtout que le fils de Zelda : Michael n’est pas pour lui déplaire.

Vous l’aurez compris, Laurence Peyrin offre à son héroïne Hanna la possibilité de refaire sa vie, de s’offrir une seconde chance et de faire le point sur cette vie qui finalement ne lui convenait plus complétement.
L’auteure ne perd pas de vue l’enquête sur Zelda Zonk et régulièrement des indices sont apportés. J’ai adoré cette manière de procéder car elle n’en révèle pas assez pour se convaincre qu’il s’agit bien de Marilyn Monroe. Le lecteur peut se faire son propre avis jusqu’à la fin. Est ce que l’on sait si il s’agit de miss Monroe ? Pour le savoir, je vous laisse le lire ...

Le duo Hanna-Zelda m’a immédiatement conquis. Deux personnes généreuses qui ont beaucoup d’amour à revendre. Des personnes qui rêve d’évasion et de grands airs. J’ai apprécié leur manière d’aborder la vie.

Laurence Peyrin offre un roman tendre, rempli d’espoir. Le lecteur sera séduit à chaque phrase car l’auteur sait captiver son lectorat. Zelda Zonk est une parenthèse riche en aventure dans le quotidien d’Hanna, c’est aussi l’histoire d’un amour romantique et passionné. On se perd à lui donner raison ou à la raisonner.
Et si le bonheur était tout simplement de vivre au jour le jour. A s’autoriser des instants d’égoïsme ? A se créer un jardin secret ?
Zelda Zonk est la quête d’Hanna pour percer à jour un secret mais surtout la quête de la recherche de sa propre identité. Se connaitre soi-même est souvent la meilleure des thérapies.

Un très bon roman que je conseille vivement ainsi que les références bibliographiques que l’auteure utilise. Alabama Song de Gilles Leroy et Enquête sur un assassinat de Don Wolfe. Deux livres que je conseille vivement aussi bien l’un que l’autre. Les amoureux de Sur la route de Madison trouveront aussi leur bonheur dans Zelda Zonk.

Je reviens très vite avec d'autres billets.
En attendant, aimeriez vous rencontrer une personnalité que vous admirez ?
Bon début de semaine à tous ! Je vous envoie des milliers de bisous.


03/06/2015

Les sept soeurs, tome 1 : Maia


Lucinda Riley x Charleston x 12 mai 2015
509 pages x français x 22,50€



Un roman sur les origines, beau et romantique.
Résumé de l'édition

A la mort de leur père, Maia et ses soeurs se retrouvent dans le château de leur enfance, sur les rives du lac de Genève. Toutes ont été adoptées, et chacune a reçu en héritage un indice lui permettant de remonter le fil de ses origines. Maia est ainsi conduite jusqu'à un manoir en ruines, sur les collines de Rio de Janeiro.


Je suis triste de me dire que je rédige certainement mes derniers billets en tant que lectrice Charleston. Triste, car j'ai découvert de fabuleux romans et Les sept soeurs ne déroge pas à la règle. Il est dans mon top 3 des meilleurs romans Charleston. J'ai eu un immense coup de coeur pour ce premier tome. J'espère vraiment que vous prendrez le temps de l'emprunter ou même de l'acheter. Il mérite d'être lu et encore une fois je remercie l'équipe Charleston de prendre le temps de nous sélectionner de bons romans.

Mon avis sur le roman

Dans chaque famille, la mort emporte une partie de notre héritage. Chaque membre est le porteur d’une vie, d’une histoire, d’un secret. Nous sommes au fond les gardiens de notre jardin familial, les passeurs d’une mémoire disparue. La famille est notre identité aux yeux des autres, on s’interroge souvent sur ces ancêtres qui ont contribué indirectement à forger l’homme ou la femme que nous sommes aujourd’hui. Un questionnement auquel l’on peut facilement répondre quand on détient les clés de son passé.

Maia est une jeune trentenaire paisible, qui n’a jamais eu l’envie, ressentie le besoin de s’éloigner de ce quotidien calme et serein qu’elle mène en Suisse. Entouré de Pa Salt, son père adoptif et de ses cinq soeurs, la jeune femme a toujours trouvé l’équilibre qui convient dans sa vie. Quand son père décède dans des circonstances mystérieuses, Maia prend conscience qu’elle ne connait rien de sa vie et de cet homme qui fut un père pour elle. A l’aide d’une lettre laissée par son défunt père, de coordonnées géographiques et d’un morceau de faïence, la jeune femme part à la recherche de ses origines, de sa famille.

Dès les premières pages Lucinday Riley captive le lecteur par cette épopée qui s’ouvre devant lui. Comme Maia, on se laisse porter par les révélations et les mystères qui entourent son adoption. On découvre ces ancêtres qu’elle apprend à connaitre à travers des lettres, des confidences, des oeuvres.
Rapidement le lecteur s’attache à cette jeune femme perdue entre cette envie de connaitre sa famille et cette crainte d’être dépassée par toutes ces révélations.
Sous la protection de l’auteur qu’elle traduit, le lecteur partage le voyage avec plaisir au Brésil et découvre avec intérêt la terre de ses ancêtres, de cet appel aux sources. Déterminant dans l’avancée de ses recherches, l’auteur va rapidement devenir un ami de confiance pour notre héroïne.

Les sept soeurs plonge le lecteur avec délectation dans le Brésil et le Paris de la fin des années 20 à travers l’ancêtre de la jeune femme : Izabela.
Izabela est l’héritière d’un producteur de café brésilien qui a fait fortune grâce à la sueur de son front et de ses placements. Désireux de monter socialement, il voit dans le mariage de sa fille unique avec un noble désargenté, la consécration d’une vie fait de sacrifices et de travail. Entre mariage arrangé, passion impossible et voyage sur le vieux continent, le lecteur sent son coeur se serrer plus d’une fois surtout que le contexte historique de cette fin des années 20, va entrainer des désillusions.

Lucinda Riley offre une des plus belle histoire d’amour que j’ai eu l’occasion de lire dernièrement. A travers la sculpture du Christ Rédempteur, on découvre une histoire fascinante, celle de deux êtres intimement liés par l’art et cette passion dévorante qui les animent. Deux âmes que l’on apprend à découvrir et qui m’ont touché par cette sincérité et ces sentiments bruts. Une relation qui m’a fait plus d’une fois pensé à celle de Rose et Jack dans le film Titanic.

Le roman les sept soeurs m’a complétement bouleversé, l’intensité des émotions mais aussi ces décors de carte postale m’ont fait voyagé dans les mémoires de cette famille et de ce récit mythologique qui m’intrigue.
Les sept soeurs explore l’histoire des Pléiades en leur donnant une vie, une essence. Le mythe est réinventé, il se dévoile au fur et à mesure à travers plusieurs pistes que l’auteur dissimule habilement dans ce premier tome. L’auteure livre un premier tome qui annonce une saga très prometteuse, la suite pressent de nouvelles aventures aussi riches et certainement des révélations sur cette légende.

Ce roman est un véritable coup de coeur, coup de foudre immense et je suis impatiente de découvrir les autres tomes, puisque chaque tome est consacré à une des soeurs. Le plus dur va être d’attendre.

Mon prochain avis concerne un billet pour le mois anglais, à demain les amis !

28/03/2015

Les virevoltants

JUST AS LONG AS YOU STAND, STAND BY ME
Une fille et deux amis.

De : Leila Meacham
Edition :  Charleston (Avril 2015)
Pages : 512
Premières impressions : J'avoue que je ne comprends pas trop la couverture, l'héroïne est blonde alors la couverture présente une brune. Malheureusement on ne récent pas l'univers Texas et la fin des années 90. Toutefois la quatrième de couverture intrigue beaucoup et il me tarde de le lire. J'aime beaucoup le titre qui met un mot sur quelque chose qui me fascine.
Une chanson pour illustrer : Stand by me de Ben E. King

CE QUE DIT LA 4EME DE COUVERTURE


1979. Catherine Ann est encore une petite fille lorsqu’elle perd ses parents dans un accident de voiture en Californie. Au Texas, chez sa grand-mère Emma, elle fait la connaissance de deux garçons, John et Trey. Ceux-ci sont aussi orphelins et décident de la protéger. Ils formeront un trio remarquable, elle la plus belle fille de la région, eux des champions de football américain adulés par la petite ville du Texas. En grandissant, ils nourrissent le projet de partir tous les trois à l’université. Mais une blague idiote vire à la tragédie à la veille d’un match. Le trio va se déchirer, d’autant plus que l’amour s’en mêle et les trois inséparables vont devoir apprendre à vivre chacun de leur côté. Mais le passé est-il éteint pour toujours ? Une histoire d’amitié et de triangle amoureux pleine de suspense et de rebondissements, une saga émouvante et habilement menée, signée par Leila Meacham.


MON AVIS




Un excellent roman qui part en sucette

Quand on tourne les pages de notre histoire, l’adolescence reste une des étapes les plus importantes dans l’apprentissage de la vie. On se découvre réellement au carrefour de l’âge adulte, on fait des choix pour notre avenir.

Lorsque Cathy arrive du haut de ses onze ans au Texas pour s’installer chez sa grand mère, le traumatise qu’elle vient de subir la protège contre une réalité beaucoup trop dure à assimiler.
Perdue, écorchée, c’est grâce à la protection de deux inséparables Trey et John que la jeune fille va connaitre les joies d’une seconde vie. Une jeune fille intelligente et réservée qui s’épanouie sous la plume de Leila Meacham pour devenir une femme courageuse, qui affronte la vie sans baisser les bras. J’ai adoré ce personnage qui m’a ému.
Cathy, John et Trey forment un trio soudé qui à travers leur amitié trouvent un amour profond qui les aide à avancer.
Trois personnalités marquées, blessées par l’absence de repères parentaux qui attendent avec ce lien, à combler cette place dans le coeur.
Mais les choix et les décisions qu’ils vont prendre risque de briser ce lien si cher.

Dans ce nouveau roman de Leila Meacham, on suit le destin de ces jeunes dans les années 1980 et les années 2000.
Le lien entre Trey et John m’a complétement charmé, ils se motivent et se contrôlent. Un esprit d’équipe qui se ressent aussi dans leur passion pour le football américain qu’ils partagent et qui fait d’eux les stars de l’école.
Une fraternité à toute épreuve, une confiance sans borne, presque indestructible.
Alors que John développe une personnalité calme, prêt à se sacrifier pour le bonheur de ses amis ; Trey lui agit sans réfléchir, un tempérament fougueux qui ne va pas apporter que du positif au trio. J’ai eu un petit coup de coeur pour John qui m’a immédiatement séduit et qui semble toujours raisonner le plus sincèrement possible.
Une amitié entre les deux garçons qui m’a fait penser à l’amitié entre les deux héros aux caractères si différent du film Stand by Me, un film que j’affectionne particulièrement.

Les virevoltants est un livre sur l’amitié mais aussi sur l’amour.
Lorsqu’on grandit nos coeurs empruntent des chemins incontrôlables, les amis changent mais les sentiments restent. L’intimité intervient et brise souvent cette maigre frontière. On s’attache à ses héros qui grandissent sous nos yeux, on veut protéger cette amitié que l’on sent sincère mais fragile à la fois. En même temps, le lecteur se rend compte que ce lien est presque impossible, on attend toujours quelque chose de l’être aimé.


Leila Meacham offre un roman qui prend des tournures inimaginables, on tourne les pages sans prendre conscience que le temps continue. On est happé par les événements, déstabilisé aussi.
Le lecteur aura souvent envie de s’énerver, d’ouvrir les yeux à nos personnages souvent bercés d’illusions.

Les virevoltants est aussi un livre sur les secrets, le doute et la culpabilité. Une quête au pardon mais aussi à la compréhension par les êtres aimés. Un livre qui offre l’opportunité de trouver la paix à nos héros, de faire le deuil d’un passé qui les blesse encore malgré les années. Le roman porte bien son nom, nos héros sont liés, balladés dans le bonheur comme le malheur.

Un roman qui aurait pu être un coup de coeur jusqu’au cent dernières pages. La partie qui concerne les années 2000, m’a vraiment ennuyé. Même si les personnages restent fidèles à eux mêmes et que le lecteur est déjà attaché. J’ai trouvé que l’histoire perdait de magie. Leila Meacham donne des réponses farfelues qui m’ont fait lever les yeux au ciel.
Le récit perd de logique jusqu’à perdre le lecteur. Les doutes, les mensonges à répétitions sur plusieurs chapitres, m’ont complétement chamboulé mais aussi agacé.

Les virevoltants reste toutefois une belle lecture, de périples en périples, de scènes amusantes en scènes déchirantes ; le lecteur abandonne à regret, les héros qu’il a vu grandir. Idéalement, il faudrait s’arrêter avant qu’ils grandissent ...



Les avis des copines Charleston :

"Les virevoltants de Leila Meacham, c’est une histoire qui commence très bien, des pages qui se tournent toute seule. J’ai beaucoup aimé suivre l’enfance et l’adolescence de Cathy, John et Trey. Malheureusement la suite du roman ne m’a pas convaincue. " - Joanna

"J'ai adoré la tournure que prend l'histoire, j'ai trouvé que l'on passe du roman contemporain de base à un presque thriller ce qui est assez surprenant. " - Marine S.

"Il leur arrive moults aventures et péripéties qui vont provoquer un bon nombre de rebondissements et de suspence... un suspence qui est à son comble à la fin du livre ! la fin est tellement haletante que je n'ai pu lâcher le livre avant d'avoir tourné la dernière page. " - Helene

"Une histoire émouvante, bouleversante, désarmante… Leila Meacham réussit ici un pari qui n’était pas gagné d’avance : écrire un récit magnifique dont les trois personnages principaux n’ont, a priori, rien à faire ensemble." - Marine


Jamais il n’avait vu un être d’une telle beauté. Lorsqu’il retrouva enfin la maîtrise de ses mouvements, il se remit en route, foulant la neige telle une poussière magique. Cette vision furtive de Catherine Ann Benson resterait un secret qu’il ne partagerait même pas avec John. Le lendemain, il se présenterait à elle et la protégerait jusqu’à la fin de ses jours.


17/02/2015

Fleurs Sauvages

OR WHEREVER YOUR HEART'S GONE
Deux femmes blessées

De : Kimberley Freeman
Edition :  Charleston (Mars 2015)
Pages : 464
Premières impressions : La couverture avec ses couleurs chaudes évoque immédiatement la chaleur et les terres de l'Australie. La jeune femme de dos invite le voyageur à entrer dans son univers. Un résumé qui annonce une très bonne lecture. Il me tarde de découvrir les secrets de ces deux femmes et découvrir leur destinée.
Une chanson pour illustrer : Back to the River de Lily & Madeleine

CE QUE DIT LA 4EME DE COUVERTURE


Beattie : Glasgow, 1929 Beattie Blaxland avait des rêves. De grands rêves. Elle rêvait d'une vie remplie de mode et d'étoffes. Ce dont elle n'avait jamais rêvé, c'était de tomber enceinte de son amant, un homme marié, à la veille de son dix-neuvième anniversaire. Emma : Londres, 2009 Emma Blaxland-Hunter vivait son rêve. Danseuse étoile au London Ballet, elle avait tout. jusqu'au jour où elle a tout perdu. Des décennies les séparent et les deux femmes doivent trouver la force de reconstruire leur vie. Un héritage mènera l'histoire à Wildflower Hill, là où une femme peut apprendre à se relever et savoir ce qu'elle veut vraiment. Des différences de classes sociales à Glasgow pendant la dépression aux pâturages vallonnés d'une ferme dans la campagne tasmanienne : une histoire inoubliable pleine de passion, d'amour, de secrets et de malheurs.


MON AVIS



Un roman poignant que l'on ne veut pas oublier

On se pose toujours mille et une question, sur les choix que nous faisons. Pourtant il arrive que la situation se présente sans que l’on puisse réfléchir, un instant qui aura de bonnes ou de mauvaises conséquences.
Aurions-nous pu l’éviter ? Pour certains cette situation est le signe d’une fatalité, pour d’autres une chance de repartir à zéro.
La formule est bien connue, nous grandissons de nos erreurs.
Fleurs Sauvages dresse avec finesse le portrait de deux femmes qui fuient un présent trop douloureux, oppressant. Une réalité qui écorche nos héroïnes et les pousse à chercher dans ce nouveau départ, une sérénité, une rage de vivre, la volonté de croire en son futur.

Kimberley Freeman invite le lecteur à suivre la destinée de Beattie un bout de femme qui goute à l’amour presque avec candeur. La jeune femme croit au grand amour avec une fausse naïveté. Beattie se questionne mais agit avec fougue, elle fonce tête baissée quitte à se heurter à des murs, à des hommes et à des préjugés. Une héroïne Charleston qui porte en elle, un bagage émotionnel très lourd et qui malgré les épreuves de la vie, n’oublie pas avec l’espoir même infime de réaliser ses projets. Un personnage très moderne pour les années 30 qui se bat pour ses convictions, ses projets mais aussi pour ce qui a de plus cher à ses yeux : sa fille.
Un personnage qui m’a convaincu, que j’ai aimé. Une de ces femmes parfois incomprise dans ses choix, qui sont poussées par cette force primitive que l’on a en devenant mère. Une héroïne aux secrets aussi beaux que déchirants.
Un tempérament qu’Emma a hérité de sa grand mère. Danseuse étoile à Londres, notre deuxième héroïne vit comme les années 2000 c’est à dire à mille à l’heure. Un quotidien épuisant qui la contraint à des sacrifices dans sa vie de tous les jours mais aussi amoureuse. Une hygiène de vie égoïste qui semble lui convenir jusqu’à présent mais qui va cesser brutalement. Emma va devoir apprendre à être aidée mais aussi remettre en question sa vie. Est elle cette personne antipathique qu’elle croise dans son reflet chaque matin ? Ce départ pour l’Australie, sur la terre qui l’a vue naitre, arrivera t-il à ouvrir les portes de son cœur ?
Une personnalité qui m’a séduit aussi bien dans ses doutes, dans ses craintes que dans ces joies. Une personnalité à fleur de peau qui apprend à connaître l’échec et accepter cette dure réalité.

Fleurs Sauvages a su par ses héroïnes me faire apprécier les deux sans que je puisse me demander laquelle je préférais. Souvent, quand l’auteur prend le parti de choisir deux personnages principaux, j’ai tendance à avantager l’un au détriment de l’autre. Dans ce roman, la question ne sait pas poser. Le lecteur trouve une proximité avec les deux femmes, elle est mise en avant par le genre narratif de l’auteur. Emma nous confie sa vie alors que l’histoire de Beattie est racontée comme une vieille légende romantique et dramatique.

Kimberley Freeman nous offre dans un décor australien authentique, des secrets gardés trop longtemps dans le cœur d’une femme. L’auteure arrive à aiguiser notre curiosité et celle d’Emma qui en plus d’apprendre à se connaître, découvre qu’elle ne connaissait pas si bien sa grand mère qu’elle a tant aimé. Fleurs Sauvages nous offre deux facettes de l’Australie, celle des années 30 avec ses préjugés raciaux, son conservatisme, une terre promise où les immigrés cherchent à s’enrichir et vivre pleinement leurs rêves. Une terre où réaliser ses rêves semble possible. Celle de nos jours, où la différence est cultivée comme une richesse.


Plus qu’un roman sur deux destinées blessées, Fleurs Sauvages aborde l’amour passionnel et véritable sans fard et magie. Les lecteurs partageront les peines de cœur de nos deux femmes mais aussi les petits bonheurs qu’elles trouveront dans leur entourage. J’ai quelques regrets sur les amours de Beattie, malheureusement l’auteure n’arrive pas à faire durer cette fougue que l’on sent entre les personnages, il m’a manqué cette petite touche émotionnelle sur la fin. La force de ce roman repose aussi sur les personnages secondaires, ils vous inspireront du dégout, de la pitié mais aussi de l’admiration et de l’affection.

Fleurs Sauvages de Kimberley Freeman nous montre comme une promesse qu’il y a toujours de l’espoir, qu’il faut se battre pour ses convictions, pour soi-même et ceux qu’on aime. Un livre sur le pardon, le courage. Une invitation au voyage et à la surprise de découvrir un paysage inconnu qui nous pousse à nous dépasser.
Un roman d’aventures humaines qui se lit avec rapidité et plaisir. Un livre sur le plus lourd des secrets, celui de son passé et d’une vie qui nous a blessé.
Une lecture Charleston qui sera vous embarquer à partir de mars 2015.




Les avis des copines Charleston :

"L'écriture de ce livre est aussi formidable. L'auteur a le don de nous embarquer dans son histoire d'une façon étonnante. Les pages se tournent sans discontinuer, et on est envôuté. " - Hélène

"Ce roman est un véritable page-turner qu’on dévore de la première à la dernière page et qu’on referme en regrettant que ce soit déjà la fin." - Joanna

"On ressent une aisance de l'auteure dans ces propos. Je trouve d'ailleurs que c'est assez beau de tout ressentir à ce point, je tire mon chapeau à la traductrice Gaëlle Rey pour m'avoir fait ressentir autant d'émotion " - Marine S.

"Les paysages décrits font rêver, l’ambiance oppressante du village intégriste et raciste où s’installe Beattie est très bien dépeinte, les personnages secondaires ont la qualité des personnages principaux." - Marie

"Fleurs sauvages est une saga familiale qui nous entraîne aux quatre coins du monde, de l’Écosse à l’Australie, à la rencontre de femmes admirables. C’est un très beau roman, un véritable page-turner qui joue avec nos émotions. Un vrai petit bijou !" - Coralie

"Un script rondement bien mené, jusqu’à la dernière page. Une histoire à la fois simple et complexe, qui traverse les années et les continents. Un récit rempli de bouleversements, de rage, de désespoir mais aussi de force, de courage et d’audace ! " - Marine


Parfois, elle avait l'impression que leurs âmes se répondaient, se confondaient. Ils étaient faits de la même étoffe. Il représentait le refuge qu'elle avait recherché pendant toutes ces années.