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01/09/2015

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La Maison d'hôtes


Debbie Macomber x Charleston x 2013
378 pages x français x 19,90€



Une lecture sympa ! Bienvenue à Cedar Cove ;)
Résumé de l'édition

Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie, et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu. Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.


En tant que lectrice Charleston, j'ai du lire le troisième tome de cette saga. Evidemment, il m'était impossible de le commencer sans avoir lu au préalable le premier tome. Toutefois, il est important de préciser que chaque tome peuvent se lire indépendamment. Je suis globalement contente de cette saga et le style s'améliore au fil des tomes... Je vous laisse découvrir le premier tome.

Mon avis sur le roman

Quand la vie nous arrache une personne très chère à notre coeur, on aimerait ne pas y croire, oublier notre existence et se réveiller. Personne n’est préparé à perdre l’être aimé, connaitre ce sentiment d’abandon et de solitude.
La vie nous parait amère, dénuée de sens. Faut-il continuer à avancer ?

Pour Jo-Marie l’occasion d’avancer a été cette petite annonce. Une annonce qui a bousculé son quotidien et l’a obligé à reconsidérer son avenir professionnel mais aussi personnel. Une occasion qu’elle a su saisir à un carrefour de sa vie où elle n’a plus rien à perdre.
Jo-Marie a pris un nouveau départ à l’annonce de la mort de son mari, militaire envoyé en mission. Elle a décidé de changer sa route, elle s’est tracée un nouveau chemin. Une nouvelle vie qui la conduit à Coder Cove, une petite bourgade proche de Seattle. En reprenant la maison d’hôtes, la jeune femme puise sa force en aidant les autres. Sa maison d’hôtes est sa manière à elle de faire sa thérapie.
Jo-Marie est une femme blessée, meurtrie par les épreuves. Une héroïne qui reprend sa vie à zéro et qui s’offre l’occasion non pas de guérir son coeur mais au moins de le panser.

Dans un cadre idyllique, Debbie Macomber pousse ses personnages à emprunter la voie de la guérison et celle des pardons. Nos héros trainent avec eux un poids qui les empêche d’avancer et si la maison d’hôte était le billet pour prendre sa vie pleinement en main et ne plus fuir les autres ?
C’est dans ce havre de paix que Jo-Marie accueille ses deux premiers clients.
Abby apporte avec elle, une valise de culpabilité, des regrets qui l’empêche aujourd’hui d’être une femme accomplie. Une situation qui l’a renfermé sur elle même. Le mariage de son frère est peut être le moment idéal pour faire table rase du passé ? Et enfin se pardonner ?
Josh a réservé quelques jours pour remplir des papiers. Jamais il n’aurait pensé revenir chez son beau père, un homme qu’il n’a jamais apprécié mais qu’il tolérait pour le bonheur de sa mère. Un homme qui n’a eu de cesse de l’humilier et de lui fermer son coeur. Deux hommes confrontés à l’amour d’une femme. Une dernière chance pour comprendre et enfin mettre de coté les rancoeurs.
Deux voyageurs qui s’ouvrent peu à peu au lecteur, deux personnes attendrissantes par leurs sentiments complexes mais aussi avec cette blessure qui ne demande qu’à se refermer.
Le roman présente aussi des personnages récurrents que j’ai hâte de suivre dans de nouvelles aventures comme le ténébreux Mark qui apporte une touche d’humour à cet univers de bons sentiments. Un pince sans rire comme je les aime.

Debbie Macomber inaugure une petite saga sympathique où le chemin du pardon personnel sera long et non sans épreuve. La villa Rose fonctionne comme un lieu mystique, un endroit où le passé est soigné pour appréhender un futur plus heureux.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui invite le lecteur à suivre les confidences de personnes à la charnière de leur vie. Debbie Macomber dresse le portrait d’hommes et femmes sensibles dans une bourgade accueillante. Maison d’hôtes n’est pas le roman du siècle mais suivre le parcours, la reconstruction de Jo Marie, son histoire personnel m’a beaucoup plu.
Le lecteur est immédiatement accueillit dans cet univers charmant. A lire en été comme en hiver.



En septembre je m'organise. Demain, vous trouverez l'avis d'un roman que j'ai adoré ! Bonne lecture à tous en attendant.

27/07/2015

Zelda Zonk




Laurence Peyrin x Kero x 11 mai 2015
396 pages x français x 19,90€



Une dose de sourires et d'espoir dans ce roman
Résumé de l'édition

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?


Depuis quelques mois, les éditions Kero m'offrent la possibilité de lire leurs dernières nouveautés. Grâce à eux, j'ai découvert de très bons romans et ce dernier était celui qui me tentait le plus. J'avais été conquise par le résumé et j'avais hâte de le commencer. Même si je l'ai lu assez rapidement et qu'il m'ait beaucoup plu malheureusement je n'ai pas eu l'occasion de vous en donner mon avis détaillé. Le mal est corrigé et ma connexion internet rétablie.

Mon avis sur le roman

« Je ne suis plus celle que vous pensez ». Cette affirmation on aimerait la dire une fois dans sa vie pour se libérer ou surprendre son entourage. On aimerait l’entendre et être stupéfait par une telle révélation. Une phrase banale mais pourtant si mystérieuse, une révélation choc qui bousculerait le quotidien de quiconque. Un saut dans l’inconnu déclenché par ces simples mots.

Hanna mène une vie paisible dans la campagne irlandaise en compagnie de son mari Jeff, un journaliste américain qui a suivi sa belle pour se consacrer à son nouveau métier : écrivain. Partagée entre son travail de restauratrice d’objets anciens et la garde de Pattie, Hanna s’est habituée à ce quotidien routinier jusqu’au jour où sa vie a basculé.

Il aura fallu un seul instant, une fraction de seconde pour que sa vie vole en éclat. Un accident qui conduit Hanna à se faire hospitaliser. Un combat contre la mort où le corps vous pousse à vous battre pour les autres et pour vous même. Survivre à un accident qui a couté la vie à tant de personnes, c’est comme jouer à la roulette russe : une question de chance et de hasard ?
Autant de questions pour lesquelles Hanna n’aura de réponse, une seule chose est certaine : elle doit vivre. Mais l’irlandaise sait au fond d’elle même que quelque chose a changé et si ce drame était l’occasion inespérée pour un nouveau départ ?

En attendant Hanna doit prendre son mal en patience et son immobilité temporaire va lui permettre de faire la rencontre de sa voisine de chambrée, la mystérieuse Zelda Zonk. Une octogénaire qui ne mâche pas ses mots et qui laisse planer un doute... En effet, les passionnés de la belle Marilyn Monroe auront reconnu le pseudonyme que la star du septième art empruntait pour fuir les projecteurs. Et si cette dame attentionnée était tout simplement la célèbre Norma Jane Baker ?
Je préfère avertir les fanatiques de Marilyn mais l’investigation n’est qu’un prétexte pour notre héroïne de prendre son courage à deux mains et d’envisager un nouveau départ. Au fond si cette voisine est bien la star d’Hollywood, elle aurait eu le courage de tout quitter pour vivre une nouvelle vie et cet espoir nourrit les secrets d’Hanna, surtout que le fils de Zelda : Michael n’est pas pour lui déplaire.

Vous l’aurez compris, Laurence Peyrin offre à son héroïne Hanna la possibilité de refaire sa vie, de s’offrir une seconde chance et de faire le point sur cette vie qui finalement ne lui convenait plus complétement.
L’auteure ne perd pas de vue l’enquête sur Zelda Zonk et régulièrement des indices sont apportés. J’ai adoré cette manière de procéder car elle n’en révèle pas assez pour se convaincre qu’il s’agit bien de Marilyn Monroe. Le lecteur peut se faire son propre avis jusqu’à la fin. Est ce que l’on sait si il s’agit de miss Monroe ? Pour le savoir, je vous laisse le lire ...

Le duo Hanna-Zelda m’a immédiatement conquis. Deux personnes généreuses qui ont beaucoup d’amour à revendre. Des personnes qui rêve d’évasion et de grands airs. J’ai apprécié leur manière d’aborder la vie.

Laurence Peyrin offre un roman tendre, rempli d’espoir. Le lecteur sera séduit à chaque phrase car l’auteur sait captiver son lectorat. Zelda Zonk est une parenthèse riche en aventure dans le quotidien d’Hanna, c’est aussi l’histoire d’un amour romantique et passionné. On se perd à lui donner raison ou à la raisonner.
Et si le bonheur était tout simplement de vivre au jour le jour. A s’autoriser des instants d’égoïsme ? A se créer un jardin secret ?
Zelda Zonk est la quête d’Hanna pour percer à jour un secret mais surtout la quête de la recherche de sa propre identité. Se connaitre soi-même est souvent la meilleure des thérapies.

Un très bon roman que je conseille vivement ainsi que les références bibliographiques que l’auteure utilise. Alabama Song de Gilles Leroy et Enquête sur un assassinat de Don Wolfe. Deux livres que je conseille vivement aussi bien l’un que l’autre. Les amoureux de Sur la route de Madison trouveront aussi leur bonheur dans Zelda Zonk.

Je reviens très vite avec d'autres billets.
En attendant, aimeriez vous rencontrer une personnalité que vous admirez ?
Bon début de semaine à tous ! Je vous envoie des milliers de bisous.


25/06/2015

Claude Gueux



Victor Hugo x Folio x 24 avril 2015
135 pages x français x 01,50€


Education et instruction : une force
Résumé de l'édition

"Claude Gueux, honnête ouvrier naguère, voleur désormais, était une figure digne et grave. Il avait le front haut, déjà ridé, quoique jeune encore, quelques cheveux gris perdus dans les touffes noires, l'oeil doux, la lèvre dédaigneuse. C'était une belle tête. On va voir ce que la société en a fait." S'inspirant d'un fait divers qui eut lieu à Paris en 1832, et quelques années après Le Dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo écrit un nouveau plaidoyer contre la peine de mort. Il dénonce la misère qui frappe les classes laborieuses, l'intransigeance bornée des chefs, et montre l'enchaînement fatal qui conduit les pauvres au crime. Ce n'est pas l'individu qu'il faut condamner, c'est la société qu'il faut réformer. Dans un débat toujours actuel, il prône l'éducation contre la prison.


J'aime les mots et les belles lettres. Verlaine, Voltaire sont des auteurs qui m'ont séduit dès le collège. C'est en lisant Les misérables (il y a deux ou trois ans) que j'ai pris une claque. Le talent de cet écrivain m'a frappé, m'a stupéfié ! Un grand homme qui manie les mots avec finesse mais caractère. En peu de pages, il en dit plus que certains écrivains.

Mon avis sur le roman

Il n’est pas nécessaire d’en faire un roman de mille pages, ni de moraliser le lecteur par de longs discours. Pour captiver, il suffit d’avoir les idées, les opinions, d’employer les bons mots. Une réflexion intelligente à partir d’une tragique histoire.
Victor Hugo est l’écrivain des miséreux, il est le défenseur des causes perdues. Royaliste, socialiste. Pas un parti n’est vraiment le sien, il est membre du parti du cœur mais avant tout de celui des hommes justes.

Claude Gueux n’est pas un roman mais une petite histoire que nous raconte Victor Hugo, l’histoire tragique mais réelle de cet homme, Claude Gueux condamné pour vol puis pour meurtre.
Un méchant condamnable par les faits mais au fond victime d’un système dépassé et d’une société qui repose sur de vieux principes, de vieux fondements. Une société divisée, séparée sur le point de basculer.

Au delà de l’histoire, c’est les enseignements de Victor Hugo qui interpelle le lecteur. Faut il laisser les hommes des classes populaires dans l’ignorance sous prétexte qu’ils n’ont pas les moyens de se payer un précepteur ou un maitre particulier ? L’instruction est elle une branche annexe de l’élite sociale ?

Claude Gueux est le livre d’un homme à la fois coupable et victime. Libre à nous de le juger, d’en tirer nos propres conclusions. Toutefois on ne peut pas rester neutre ou de marbre face à ses choix et ses actes. Où est la limite de l’homme ?
Victor Hugo sollicite son futur lecteur : contemporain ou non à l’auteur à s’interroger sur la peine de mort. Un texte fort et brillant qui est voué à marquer les générations à venir.

La préface d’ Arnaud Laster est un très bon complément d’informations et permet d’appréhender avec justesse l’histoire de Claude Gueux. Aussi longue que le texte de Victor Hugo, j’ai pu saisir le fait divers comme les journaux le présentait. Une vision bien différente de l’auteur car dénuée de réflexions mais certainement plus juste sur certains angles.
Je ne peux que conseiller ce petit livre, qui m’a paru être une sorte de mise en bouche à une saga magistrale qu’est Les misérables.

Enfin un petit billet, j'espère revenir très rapidement ! L'été est enfin là ! Lisez, bronzez ;) Mon prochain billet sur une série britannique ! See ya soon



29/05/2015

Soeurs sorcières, tome 3




Jessica Spotswood x Nathan x avril 2015
448 pages x français x 15,90€



Un troisième tome à la hauteur
Résumé de l'édition

Cate et Maura, les deux sœurs aînées, ne se comprennent plus. Maura semble désormais prête à tout pour que les sorcières accèdent au pouvoir. Même à commettre les plus viles atrocités. Cate en est horrifiée et, par-dessus tout, elle ne lui pardonne pas d'avoir effacé la mémoire de Finn, son grand amour. Même Tess, submergée par des visions funestes, ne semble plus en mesure de les réconcilier. Les deux sœurs doivent faire des choix radicaux, quitte à s'opposer l'une à l'autre... et à risquer de voir la prophétie - selon laquelle une sœur mourra de la main d'une autre - se réaliser?


Soeurs sorcières est une des rares sagas à m'avoir surpris du début jusqu'à la fin. Un tome qui clos parfaitement une série que je conseille à tous. J'espère que mon avis ne dévoile pas trop les tomes précédents. Je m'excuse d'avance ;)

Mon avis sur le roman

Dans la vie, on ignore de quoi sera fait demain. On se lève avec ce sentiment que la vie nous réserve des surprises, que le meilleur est encore à venir.
On dit que notre destin est déjà joué, que notre histoire est tracée. Pourtant par nos choix, nos actes il est encore possible de changer notre chemin, notre « demain ».

Depuis presque une année, la vie des soeurs Cahill se trouve à jamais changé. La prophétie fait d’elles les cibles d’hommes et femmes les plus dangereux les uns que les autres.
Connaitre son avenir et agir les mains liées, est il le prix à payer pour retrouver la Paix?

Trois soeurs unies dans l’adversité, qui prennent des chemins différents, qui se battent contre ce sentiment d’incompréhension qui les oppresse au quotidien.
Un combat contre cette prophétie qui devrait justement les rendre plus fortes, les unir et développer leur méfiance. La confiance devient un cadeau rare et l’accorder aux bonnes personnes devient presque impossible.
Jessica Spotswood offre un troisième tome riche, qui oppose une nouvelle fois nos soeurs Cahill aux frères de l’ordre, mais aussi à certaines soeurs, prêtes à tout pour réussir, quitte à manipuler et monter les soeurs Cahill les unes contre les autres.
Un tome qui pose son décor dans une ville ravagée par les complots, les mesures drastiques mais aussi les épidémies.

Le second tome se terminait avec une fin plus qu’insoutenable, un ultime rebondissement dans l’intrigue qui a du surprendre plus d’un lecteur. C’est donc, avec une certaine impatience que j’ai entamé le dernier tome de cette trilogie. On retrouve Cate dévastée par cette trahison ; Maura semble définitivement alliée à la nouvelle soeur supérieure au grand dam de son ainée et de sa cadette. Quand à Tess, la jeune fille apprend à vivre péniblement avec ses dons, des pouvoirs qui la tétanisent.

De nombreux événements, qui semblent coïncider parfaitement avec la prophétie annoncée dans le premier tome.
Mais Jessica Spotswood, ne nous laisse pas deviner si facilement l’issue finale et de rebondissements en révélations l’auteur maintient le suspense jusqu’à la dernière page.

Jessica Spotswood a réussi à faire évoluer nos héroïnes doucement, elles grandissent mais affirment leur personnalité.
Cate dans ce dernier tome confirme qu’elle est une jeune femme sensée, responsable mais comme beaucoup, elle a ses faiblesses. Un personnage aux multiples facettes qui m’impressionne par son courage à toutes épreuves et ses choix murement réfléchis.
Maura m’a paru dans ce dernier tome beaucoup plus mature, enfin le lecteur semble apercevoir la vraie jeune femme.
Tess se révèle véritablement dans cette suite et fin, la jeune fille a vécu des évènements très perturbants pour une adolescente et malgré le poids de l’histoire, de la prophétie. Tess prend conscience qu’elle est un pion important de l’échiquier.
Les personnages secondaires prennent de la profondeur dans cet ultime tome, certaines soeurs sont mises en avant et apportent du relief à l’intrigue. Contrairement, aux deux premiers tomes on se rend compte que les soeurs Cahill doivent se protéger mais doivent rendre des comptes aux autres sorcières et à la population. Le poids des responsabilités est plus importante, c’est certainement le tome le plus ambitieux : finir une saga qui a réussi à nous surprendre au fil des tomes.
Jessica Spotswood introduit de nouveaux personnages qui laissent présager une nouvelle ère, on a l’impression en finissant le roman, qu’une suite pourrait être envisagée.
La relation entre Finn et Cate reste une part importante de l’histoire en générale, comme toujours cette attraction, cette histoire d’amour est malmenée par l’intrigue. Une histoire qui nous tient en haleine autant que la prophétie.

Au final, Soeurs sorcières est un troisième tome à la hauteur de nos exigences, aussi bien dans les intrigues mises en place que dans l’évolution des personnages. Je quitte à regret cet univers qui m’aura fait vivre de très bons moments de lecture. Il me tarde de lire un nouveau roman de Jessica Spotswood tant cette saga m’a séduit.

Merci aux éditions Nathan pour l'envoi de ce dernier roman, j'ai vraiment découvert grâce à eux une des meilleures sagas jeunesse.

Mon prochain billet concerne le mois anglais qui commence le 1er juin. Oui, je m'ajoute encore un challenge supplémentaire ! J'espère que mon programme vous plaira ! mdr

28/05/2015

Parfaite




Caroline Kepnes x Keros x avril 2015
440 pages x français x 19,90€



Qui est la victime au final ?
Résumé de l'édition

Est-ce de l’amour ? De l’obsession ? Glissez-vous dans la peau d’un psychopathe pour qui la différence entre les deux est si infime… Lorsque Beck pousse la porte de sa librairie, Joe est immédiatement sous le charme. Ravissante, effrontée, sexy, elle est tout simplement tout ce qu’il cherche chez une femme. Et quand Joe aime, c’est d’un amour total, inconditionnel. Obsessionnel. Dangereux ? Il commence par infiltrer la vie de Beck par tous les moyens. Il se procure accès à ses mails, la suit virtuellement sur les réseaux sociaux et physiquement dans les rues de New York. Comme il sait tout d’elle, il devance ses moindres désirs. Il est sensible, romantique, toujours au bon moment au bon endroit. Mais si Beck ignore l’ampleur de l’obsession de son nouveau petit ami, Joe ne connaît pas non plus toutes les facettes de sa proie…


Quand les éditions Kéro m'ont proposé de choisir des romans, j'étais ravie et mon choix s'est immédiatement posé sur celui-ci. J'ai déjà lu deux super romans mais j'avoue que j'attendais beaucoup de cette troisième lecture. Je pensais découvrir le thriller de l'année, alors qu'au final j'ai lu un roman prévisible. Mon avis est en demi teinte car les pages se tournent mais l'histoire ne captive pas plus que ça. Dommage...

Mon avis sur le roman

L’idée que nous nous faisons de notre personne, change souvent de celle que les autres perçoivent. En fonction de notre environnement, de nos connaissances et de notre état d’esprit, chaque individu est différent. Souvent nous idéalisons notre personnalité, notre vie : c’est normal.
Par contre, quand un inconnu vous idéalise et que cette fausse image l’obsède : cela devient inquiétant, l’inconnu perd toute notion de réalité et peut menacer à tout moment votre vie.
Joe est un libraire rien de plus classique, d’apparence sans histoire. Un homme qui s’est construit une vie mais qui souffre d’un manque d’affection, un homme solitaire.
Quand Beck, jeune étudiante entre un matin dans sa boutique, le jeune homme la convoite. Comme un scénario, il prépare le film de leur vie à deux, rien n’est laissé au hasard tout doit parfaitement se dérouler quitte à faire le vide dans la vie de Beck, pour qu’elle puisse l’aimer complétement et entièrement.

Le synopsis m’avait vendu un thriller de haute voltige mais finalement même si la lecture est fluide, le déroulement du roman est très prévisible. On fini par s’ennuyer de ce scénario très linéaire.

En nous offrant une narration du point de vue de Joe, Caroline Kepnes nous émerge dans la tête du malade mais en même temps nous empêche d’éprouver de la compassion pour les victimes. Malheureusement, les personnages étaient très déséquilibrés au niveau des personnalités. Ils dégagent une ambiguïté dans leur caractère, c’est bien la première fois qu’un « tueur » me fait pitié. Coup de génie de l’auteur ? ou défaut principal ?

Joe est un psychopathe presque émouvant. Il dévoile sa vie, et bien que la dangerosité de ses plans à de quoi faire peur et déstabiliser le lecteur. J’ai presque eu le sentiment que l’auteur cherchait à mettre en évidence les défauts de ses victimes pour nous rendre Joe plus sympathique, bon copain.
Beck est une jeune femme agaçante ! L’auteur joue à montrer ses défauts, son sale caractère. Il faut le dire, le lecteur découvrira une co***. A tel point qu’on se réjouit même qu’elle soit une victime. Caroline Kepnes est bien la première auteure à me faire détester une victime !

Ce qui m’a dérangé et en même séduit dans Parfaite, c’est ce que j’ai eu le sentiment persistant que Joe était lui-même une victime de la jeune femme.
Parfaite, est un roman dans l’excès : rien n’est pesé, rien n’est proportionnel. L’histoire de départ est bonne et le roman recèle de bonnes idées mais l’auteur n’a pas réussi à rendre plus subtile les personnages et le déroulement du roman.

Un thriller qui ne m’a pas satisfait. La fin est vraiment décevante. Finalement, l’auteur nous mène en bateau, tire en longueur son histoire pour au final n’apporter aucun rebondissement.
Une lecture en demi teinte, on reprend tout et on recommence ? En tout cas ce roman aura eu le mérite de me faire découvrir que certains personnages peuvent vraiment m’énerver et malgré tout, je serai curieuse de lire un autre roman de l’auteur.

J'espère qu'il plaira à d'autres lecteurs car il trouvera son public. Demain, je vous partage deux billets dont mon avis sur la fin d'une saga qui m'a captivé. Bonne fin de journée ! Nous sommes presque à la fin du mois, le temps passe trop vite !

22/05/2015

Essais choisis




Virginia Woolf x Folio x fevrier 2015
544 pages x français x 09,00€



Un livre qui pousse à la réflexion et la curiosité.
Résumé de l'édition

Outre la grande romancière qu'on connaît, Virginia Woolf fut aussi une formidable essayiste. Comptes rendus, essais esthétiques, pièces plus expérimentales ou plus personnelles : ces textes nous dévoilent le dialogue ininterrompu de Woolf avec la littérature – celle de ses contemporains comme celle des classiques. On découvrira aussi une femme engagée – pour la cause des femmes, pour le monde ouvrier, contre la guerre. L'essai est pour Woolf un lieu de confrontation avec la tradition littéraire, la culture mais aussi la société. Elle y affute ses arguments, peaufine son style, travaille sa voix. Inlassablement, Woolf réinvente les possibles de l'écriture.


La première fois que j’ai lu du Virginia Woolf, c’était dans le cadre d’une option mineure que j’avais pris lors de mes années en histoire de l’art. Je devais lire un roman dans mon cas Orlando de Virginia Woolf et faire un dossier sur la société à travers ce roman. Pour la première fois de ma vie, j’ai lu ce roman deux fois de suite tellement les mots m’avaient captivé. Pour diverses raisons qui me sont inconnues, je n’ai pas lu d’autres romans de l’auteur depuis cette première rencontre ! Pourquoi ? Je ne me l’explique pas. Par un heureux hasard, j’ai vu que livraddict proposait en partenariat de lire Essais Choisis de Virginia Woolf. Je n’ai pas hésité une minute avant de demander ce livre ! Je voulais voir si les essais choisis par la traductrice étaient aussi bons que lorsque Virginia Woolf invente des histoires.
Pour rendre cette lecture encore plus agréable, j’ai lu ce roman avec deux autres bloggueuses : Charlotte Bokeuse et Le livroscope. Je vous invite à cliquer sur leur blog pour accéder à leurs avis.
Merci à Livraddict et les éditions Folio pour le partenariat.


Mon avis sur le roman

Si le vingtième siècle est sur un plan historique certainement l’un des plus riches et des plus complexes il est aussi le siècle où l’Angleterre découvre que ses femmes peuvent aussi prendre la parole et se servir de leurs mots comme d’une arme de défense, de liberté. Parmi ces héroïnes du quotidien, on trouve les écrivains comme Virginia Woolf qui sans dénoncer pour autant, arrive à vivre de sa plume et à sortir des chefs d’oeuvres.

Plus méconnu du public, Essais choisis tant à sensibiliser le lecteur dans un art que l’auteur britannique maitrise plutôt judicieusement : l’essai.
Lire un essai n’est pas forcement la plus plaisante des lecture mais quand l’esprit de Virginia Woolf vous livre ses idées, on est agréablement surprise par la qualité de ses propos et de ses réflexions.
Essais choisis de Virginia Woolf est une sélection d’études que l’auteur a fait sur différents thèmes, regroupés ici en quatre parties. Des réflexions qui nous permettent d’avoir un avis et ainsi de mieux comprendre une époque, des auteurs, des pensées.
Car Virginia Woolf livre ses pensées, elle ne prétend pas connaitre, avoir la science infuse mais elle nous propose son opinion et par ses questionnements, arrive à nous livrer des réponses, ses avis sur la société qui l’entoure, sur ce qui a construit l'écrivain qu'elle est devenue.

Je dois vous avouer que je n’ai pas saisi tous ses textes, certains semblaient trop philosophiques ou le sujet ne me parlait guère. La partie sur Formes de modernité m’a semblé interminable. L’auteur s’attache à expliquer les genres littéraires mais théorise aussi l’évolution à travers les époques. Le chapitre intitulé De l’ignorance du grec est certainement celui qui m’a perdu en route, on était vraiment dans de la théorie pure ! Quand je lis un livre je n’ai pas envie nécessairement de prendre une aspirine...
Heureusement l’ensemble du livre est très intéressant, notamment les parties sur Le lecteur et sur Dire son temps.
Particulièrement Le lecteur qui m’a permis de me faire un premier avis sur des auteurs que je souhaitais (pour certains) connaitre depuis longtemps. Virginia Woolf a réussi à mettre en valeur les qualités de chaque auteur, à tirer le meilleur dans leur genre, leur spécificité mais aussi dire en quoi, ils étaient importants pour leur siècle. Elle m'a donné envie de découvrir la plume de Defoe.
Le hasard a voulu que je lise en parallèle Far from the madding Crowd de Thomas Hardy, c’est ma première lecture de cet auteur et j’appréhendais un peu son style. En lisant, Essais Choisis et son chapitre sur Les romans de Thomas Hardy, j’ai pu me faire une idée sur l’auteur et j’avoue que depuis ma lecture me semble plus simple : j’ai le sentiment d’avoir enfin compris la démarche de Thomas Hardy.

Essais choisis propose des essais de qualités et rien que pour le chapitre Le point de vue Russe, je vous invite à ouvrir cet ouvrage. Son avis sur la littérature russe m’a épaté, j’ai eu le sentiment qu’elle touchait à la vérité. Voir dans ces auteurs russes, le désir de dévoiler l’âme, c’est véritablement le mot qui convient quand j’ai lu Guerre et Paix de Léon Tolstoi.

Quand on fini de lire les essais de Virginia Woolf, on se rend compte qu’il nous reste de nombreux auteurs à découvrir, que la littérature fonctionne avec cette complexité et qu’en fonction de sa sensibilité un auteur nous touche plus qu’un autre.
Des deux livres que j’ai lu de Virginia Woolf, à chaque fois j’ai été agréablement surprise par la traduction. Je ne sais pas si le style de l’auteur est simple à traduire, mais ma lecture fut fluide malgré de longues phrases. Et j'ai eu le sentiment que les traductions étaient fidèles à l'esprit "Woolf."
J’ai très envie de sortir Mrs Dalloway de ma pile à lire maintenant et voir si mon coup de coeur pour Virginia Woolf se confirme. La première auteure femme à rentrer dans mon panthéon des meilleurs auteurs ?