26/05/2013

Absences


De : Sophie LaPlante
Edition :  Robert Laffont
Année : 2013
Pages : 414
4ème de couverture : 
Amanda O'Toole, soixante-quinze ans, a été retrouvée morte à son domicile, amputée de quatre doigts de la main droite. La police soupçonne la voisine et amie d'Amanda, le docteur Jennifer White – chirurgien orthopédiste à la retraite – d'être l'auteur de ce meurtre. Mais Jennifer est atteinte de la maladie d'Alzheimer et ne sait pas elle-même si elle est coupable. Elle partageait une relation extrêmement intime avec Amanda, même si ces deux femmes énergiques et orgueilleuses avaient été aussi par moments des adversaires redoutables. Amanda entendait parfois régir la vie de son amie et, sous prétexte d'honnêteté, dévoiler certains secrets qui auraient dû rester enfouis, relatifs notamment au mari de Jennifer, James, avocat retors, décédé depuis peu. Sans enfant et marraine de Fiona, la fille de Jennifer, Amanda instaurait une rivalité et un rapport de forces constant avec son amie, plus brillante, plus gâtée qu'elle par la vie. C'est la voix de Jennifer qui raconte cette amitié complexe et sa vie passée, de façon fragmentée, par des bribes, des souvenirs, des conversations, ou encore par le biais d'un journal qu'elle tient pour tenter de combattre la détérioration de son esprit et ou ses enfants et amis sont amenés à témoigner de temps à autre. Ils émergent également de ce brouillard de la conscience, tour à tour confuse et lucide, de Jennifer : Amanda, bien sûr, Fiona, mais aussi Mark, le fils de Jennifer, ambigu comme son père, ou encore Magdalena, la garde-malade dévouée mais qui a des secrets, elle aussi. Jennifer White finira-t-elle par retrouver dans sa mémoire malade des révélations sur le meurtre d'Amanda ? Est-ce elle qui l'a tuée et lui a ainsi mutilé la main ? Pour quelle raison ? Face à une personnalité aussi imprévisible et tourmentée, la vérité ne peut être simple.

Mon avis :


J’avais très envie de lire Absences d’Alice LaPlante, mais malheureusement le roman ne m’a hélas pas convaincu.
Il serait faux de dire que le roman est un navet, car j’ai apprécié l’écriture mais également la mise en page des paragraphes : courts et aérés.
Toutefois ce qui m’a déçu réside dans l’histoire en elle-même et le genre dont celle ci appartient.
Absences, un thriller ? Je n’ai pas retrouvé les éléments qui font d’un roman un bon thriller, certes il est question d’un assassinat et l’on ne connaît pas le criminel ! - Mais l’allusion au genre s’arrête là.
Je considère davantage le roman d’Alice LaPlante comme un livre traitant (et très bien) sur la maladie d’Alzheimer.

Jennifer, le personnage principal m’est apparut comme antipathique, froide – il est de même pour ses enfants Fiona et Mark.
Amanda (dans les flash-backs où elle apparaissait) était assez étrange.
Le seul personnage qui m’est plu, fut l’enquêtrice en charge de l’affaire mais en être réduit à apprécier les personnages très secondaire : résume assez bien l'impression que laisse le livre sur le lecteur !

La quatrième de couverture m’avait attiré pour l’originalité de l’histoire : le meurtre d’une femme, un suspect mais un suspect souffrant de la maladie d’Alzheimer. Jennifer a t’elle assassinée son amie ou est elle un témoin important ?
Qui ne serait pas attiré ?
Hélas, hélas – dès le début j’ai su la fin de l’histoire ! Et cela saute aux yeux dès la moitié du roman.
Trop d’informations sont divulguées pour laisser un minimum de suspenses.
Quand on plonge dans l’intimité et le passé de Jennifer – j’ai eu l’impression de lire un Richard Yates – une version inférieure mais ce sont certainement mes meilleurs moments.

Bref, Absences n’est pas un roman transcendant, ce n’est pas un très bon livre – il se lit bien.
Mon avis peut paraître court mais je n’ai rien à dire véritablement.

Je remercie vivement les éditions Robert Laffont et livraddict pour ce partenariat.



Je fouille le livre à la recherche d'une citation ...


21/04/2013

Le ravissement de Britney Spears



De : Jean Rolin
Edition : Folio
Année : 2013
Pages : 269
4ème de couverture : 
Faut-il prendre au sérieux les menaces d'enlèvement qu'un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui. Certes, l'agent qu'ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps - il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la mélancolie -, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s'accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu'à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles. II n'en échouera pas moins dans sa mission, et c'est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu'il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.

Mon avis :


Le ravissement de Britney Spears – un titre à défaut d’être prometteur, concerne l’ancienne idole des adolescents (dont j’étais une des fans les plus assidues ^^). Un titre qui sans quiproquo annonce la couleur - mais pourtant...
Pourtant en terminant le roman, la question se pose : Britney Spears n’est elle qu’un prétexte pour le héros comme pour le lecteur ?
En fermant le livre, je n’avais pas l’impression d’avoir suivi une enquête avec Britney en personnage ! Britney Spears est utilisée (oui oui ça fait très objet) comme on aurait pu prendre un homme d’affaire ou une femme de mafioso.

Le personnage principal est sans charme, sans charisme : il pourrait être blond, brun – il ne captive pas le lecteur. Une chose qui est reussi dans Le ravissement de Britney Spears est que comme les services français, on aimerait le voir déguérpir !

Certains diront que l’auteur à volontairement voulu : l’absence d’enquête, l’absurdité de la situation.
Oui oui je comprends manipuler le lecteur est un procédé intéressant, intelligent quand il est bien fait. Pourtant ici j’ai davantage eu l’impression de perdre mon compte que d’en passer du bon !

Miss Spears n’est qu’évoquée. En soi cela me dérange pas mais il aurait fallu un élément rattachant, une personne proche d’elle ou autre pour donner du relief.
Car l’histoire est plate et comme Britney Spears est peu présente, le lecteur fini par s’ennuyer et c’est dans ces instants que l’on veut sauter des chapitres.
Lindsay Lohan est davantage mise en avant, pourtant le roman n'a pas sous titre : Le ravissement de Britney Spears ou comment j’ai découvert Lindsay Lohan ?

Pourtant malgré ces critiques, Le ravissement de Britney Spears avait une chance d’être apprécié.
J’ai bien aimé, l’histoire racontée depuis un endroit complétement congronu. L’immersion dans lae monde paparazzi est un point fort de l’histoire.
Mais malheureusement ça s’arrête là !

Ce qui m’a le plus dérangé est certainement la fin, incompréhensible et sans fin : vraiment bizarre.

Pour conclure, Le ravissement de Britney Spears se lit bien car court, mais ce n’est pas une lecture que je recommande. C’est triste à dire mais il a sa place autant dans une salle d’attente que dans des toilettes…
Néanmoins je ne suis pas fermée à d’autres romans de Jean Rolin et j'espère changer mon opinion grâce à un autre de ses ouvrages.

Je remercie vivement les éditions Folio et livraddict pour ce partenariat.



À quiconque mettrait en doute a priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse, j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde - et plutôt plus facile - de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du World Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, et à peine moindre que celle des secondes.


27/03/2013

Version spéciale 3 ans

Version en construction
Désolé pour le dérangement, mais je modifie au fur et à mesure ma version : cette fois ci, c'est Miss Austen qui est à l'honneur (je délaisse temporairement Fitzgerald - dur, dur ^^)

Bonne visite en tout cas ! N'hésitez pas à me laisser vos avis ;)


XOXO
Natacha (tachas)


25/03/2013

Paper money


De : Ken Follett
Edition : Le livre de poche
Année : 2013
Pages : 336
4ème de couverture : 
Londres, années 1970. Un homme politique s’éveille au côté d’une rousse sulfureuse, tandis qu’une Rolls-Royce guette au pied de l’immeuble. Au même moment, un mafieux rassemble ses hommes de main et un magnat de l’édition décide de se retirer des affaires. Alors que le soleil se lève, leur vie va basculer. Détournement de fonds, chantage, tentative de suicide, OPA, tirs de chevrotine… Des événements en rafale, sans rapport apparent, que les journalistes de l’Evening Post parviendront à recouper de justesse en une seule et même histoire pour l’édition du soir. Ils ne se connaissent pas tous mais, avant le crépuscule, tous seront emportés dans la course folle d’un convoi de billets de banque…

Mon avis :

Plonger au cœur de Londres dans les années 70, j’avoue que l’expérience est déroutante surtout lorsqu’on revient d’un séjour dans la capitale anglaise.
Inédit de Ken Follett, le roman Paper money présente la haute sphère financière anglaise qui au cours d’une seule journée par différents événements vont se rencontrer, s’unir voir se détester. Plus qu’un roman policier, Paper Money est cet instant dans la vie d’un homme où notre vie bascule.
Par un geste, un mot notre situation change : en bien comme en mal. Comment faire d’un événement pour le moins banal dans une capitale, la première pièce d’un puzzle ? Comment faire d’une liaison extraconjugale, la garantie de ce puzzle ? Certains personnages ne se rencontreront jamais pourtant ce jour là : ils seront dans la même histoire.

La construction du récit est intelligente, chaque homme de pouvoir se développe dans un chapitre : Tony le maffieux, Tim l’homme politique, Laski le businessman, Hamilton le chef d’entreprise, un rédacteur en chef – bref, tout un petit monde qui dirige les sphères de Londres. Ken Follett manie l’art du suspense et du chantage comme jamais. Notre conscience est symbolisée par le jeune Kevin, journaliste au nom de la vérité – qui va vite comprendre que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Le lecteur peut facilement s’identifier au lecteur du Evening Post et à un journaliste – on connaît les faits, on connaît les témoins mais pourtant sur le papier, la vérité est masquée. Des mariages qui se brisent dans l’ignorance la plus totale, des hommes puissants qui au cours de cet instant vont comprendre que l’argent dirige notre vie. Plus qu’un roman sur des personnages, Ken Follett nous livre l’essence d’une ville en plein cœur du choc pétrolier. J’ai bien aimé ce roman mais il me manquait cinquante pages supplémentaires pour en faire un coup de cœur.
De plus, j’ai eu beaucoup de mal avec tous les noms – aucun personnage n’est suffisant charismatique pour plaire et retenir son patronyme et il est vrai qu’au cours de ma lecture j’ai du à plusieurs reprises voir les chapitres précédents pour essayer de reconnaître le nom. Ce livre se situe certes en 1970 mais comme nous suivons seulement dix heures d’une journée, il nous est difficile de nous en rendre compte – dommage.

Néanmoins loin de correspondre aux policiers classiques, Paper Money a le bon gout d’être divertissant. Merci à Livraddict pour trouver toujours des partenariats alléchants et aux éditions Livre de poche pour le roman.
En y pensant, il y avait de quoi en rire: devenir millionnaire du jour au lendemain et ne rien trouver de mieux à faire que d'acheter une boite de chocolats!


04/03/2013

Les heureux et les damnés


De : Francis Scott Fitzgerald
Edition : folio
Année : 2007
Pages : 507
4ème de couverture :
Deux êtres beaux, jeunes et doués, Anthony et Gloria, forment un couple qui ressemble étrangement à celui de Fitzgerald et de Zelda. Comme l'auteur au début de son existence, ils sont obsédés par l'argent et aspirent à recueillir la fortune considérable de leur grand-père, un milliardaire, ancien 'requin' de Wall Street, devenu moralisateur sur ses vieux jours, et qui essaie de les déshériter. Dans l'atmosphère insouciante du New York d'avant 1914, dans la frénésie de l'ivresse, la mélancolie des fêtes luxueuses d'un monde éphémère et fragile, l'amour et le mariage de ces deux jeunes 'dieux' se dégradent lentement jusqu'à la catastrophe finale.

Mon avis

Cela faisait un moment que je voulais lire Les heureux et les damnés, on présente souvent ce roman comme étant directement inspiré de la relation entre Zelda et Scott. Septique sur ce point, j’ai lu ce roman sans aucune appriori et j’avais raison sur un point : pourquoi y voir toujours une influence !

Les heureux et les damnés parle d’un couple : Anthony et Gloria. Anthony est ce type d’homme riche qui vit sur l’héritage familial, un type bien mais pour qui le travail est synonyme de rabaissement social. Gloria est une fille de bonne famille, obsédée par son image et par ce qu’elle dégage; son attitude est parfois difficilement compréhensible et elle ressemble alors à une petite fille gâtée.
Un couple atypique, ils vont s’aimer, se détester – avec un déséquilibre constant.
Anthony espère devenir un jour écrivain mais il doit compter sur la rente de son grand père : complètement conditionné à la prohibition. La personnalité de notre personnage est étroitement liée, bloquée par cette situation. Gloria est une jeune fille bien sous tout rapport, elle est entourée d’une famille aimante ; elle plait à tout le monde. Mais derrière ce « bien sous tout rapport », Gloria cache une personnalité assez versatile.

L’histoire est banale, les cent premières pages sont consacrées à la construction de leur histoire.
Mais alors que l’histoire commençait à tirer en longueur, l’Histoire s’invite dans notre récit. La première guerre mondiale éclate et Anthony s’engage dans l’armée. La séparation temporaire du couple permet d’introduire une nouvelle facette à chaque personnage. Anthony nous montre un autre coté de son caractère, un être qui ignore les sentiments des autres. Sa relation avec une autre jeune fille, montre toute la complexité d’une époque mais aussi celle d’un personnage qui s’enfonce. Les personnages secondaires sont employés pour justifier et grossir l’histoire de Gloria et Anthony.

Car Les heureux et les damnés, c’est aussi l’histoire d’une classe sociale en plein changement. Quand Anthony et Gloria sont à l’apogée – ils entretiennent des relations avec les mondains mais lorsque qu’ils se trouvent sans le sous, leur entourage se fait plus discret jusqu’à tomber dans l’extrême.

Scott Fitzgerald montre New York à travers un couple, le début d’une relation amoureuse, d'une vie à deux, il nous parle de l'échec d'une vie à une renaissance. La relation de nos héros tournent autour de l’argent, faut il être riche pour gouter au bonheur ?
A travers les deux personnages principaux, Fitzgerald évoque d'une manière originale un type d'amour.
Ce livre n’est pas le meilleur de l’auteur mais on y passe quand même un très bon moment. De plus, la fin est pour une fois assez positive.
Une femme comme celle-là considère l’univers entier sous l’angle le plus terre à terre. De l’influence de Rousseau à la répercussion des taxes tarifiées sur son dîner, le phénomène tout entier lui est complètement étranger. Elle a été transportée de l’époque des fers de lance à la nôtre et jetée ici avec l’équipement d’un archer, pour prendre part à un duel au pistolet. On pourrait balayer toute la croûte de l’histoire, sans qu’elle s’aperçoive de la différence.


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Challenge ? Fitzgerald et les enfants du Jazz